Đề Xuất 5/2022 # Tài Liệu Étude Comparative De L’acte D’invitation En Français Et En Vietnamien À Travers Les Cartes D’invitation Aux Cérémonies # Top Like

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Cập nhật nội dung chi tiết về Tài Liệu Étude Comparative De L’acte D’invitation En Français Et En Vietnamien À Travers Les Cartes D’invitation Aux Cérémonies mới nhất ngày 24/05/2022 trên website Athena4me.com. Hy vọng thông tin trong bài viết sẽ đáp ứng được nhu cầu ngoài mong đợi của bạn, chúng tôi sẽ làm việc thường xuyên để cập nhật nội dung mới nhằm giúp bạn nhận được thông tin nhanh chóng và chính xác nhất. Cho đến nay, bài viết này đã thu hút được 19,206 lượt xem.

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Conceptions des actes de langage …………………………………………………………………. 8 1.1. Conception des actes de langage d’Austin et de Searle ……………………………… 9 1.2. Conception des actes de langage de C.Kerbrat-Orecchioni ………………………. 12 2. Types de réalisation des actes de langage …………………………………………………….. 13 2.1. Réalisations directes ……………………………………………………………………………. 14 2.2. Réalisations indirectes…………………………………………………………………………. 14 3. Facteurs d’influence des actes de langage ……………………………………………………. 15 3.1. Contexte ……………………………………………………………………………………………. 15 3.2. Relation interpersonnelle …………………………………………………………………….. 16 3.3. Politesse linguistique…………………………………………………………………………… 17 4. L’acte d’invitation aux cérémonies ……………………………………………………………. 21 4.1. Définition de l’acte d’invitation ……………………………………………………………. 21 4.2. Définition des cérémonies ……………………………………………………………………. 24 4.3. Valeurs de l’acte d’invitation aux cérémonies : ………………………………………. 26 4.4. Facteurs d’influence sur l’acte d’invitation aux cérémonies : …………………… 26 Chapitre II. Présentation des cartes d’invitation aux cérémonies en français et en vietnamien ………………………………………………………………………………………………………. 30 1. Types de carte d’invitation aux cérémonies ………………………………………………….. 30 1.1. Cartes d’invitation formelles ………………………………………………………………… 31 1.2. Cartes d’invitation informelles……………………………………………………………… 31 2. Formulation : ……………………………………………………………………………………………. 31 2.1. Cartes d’invitation formelles ………………………………………………………………… 31 2.2. Cartes d’invitation informelles……………………………………………………………… 32 1 3. Présentation des cartes d’invitation aux cérémonies en français ……………………… 33 3.1. Façons d’expssion de l’invitation à travers des cartes d’invitation aux cérémonies……………………………………………………………………………………………….. 33 3.1.1. Réalisations directes …………………………………………………………………………. 34 3.1.2. Réalisations indirectes………………………………………………………………………. 39 3.2. Décoration : ……………………………………………………………………………………….. 45 4. Présentation des cartes d’invitations aux cérémonies en vietnamien ………………. 46 4.1. Définition du terme ” mời =invitation” en vietnamien…………………………….. 46 4.2. Moyen d’expssion de l’acte d’invitation à travers les cartes en vietnamien46 4.2.1. Verbes performatifs………………………………………………………………………….. 46 4.2.2. Types de phrase :……………………………………………………………………………… 48 4.3. Décoration …………………………………………………………………………………………. 54 Chapitre III : Comparaison des cartes d’invitation françaises et vietnamiennes ……….. 56 1. Ressemblances …………………………………………………………………………………………. 56 1.1. Forme ……………………………………………………………………………………………….. 56 1.2. Contenu …………………………………………………………………………………………….. 57 1.3. Moyens linguistiques ………………………………………………………………………….. 57 2. Différences ………………………………………………………………………………………………. 58 2.1. Formes des cartes ……………………………………………………………………………….. 58 2.2. Termes d’adresse :………………………………………………………………………………. 58 2.3. Présence du locuteur dans l’acte d’invitation. ………………………………………… 59 2.4. Moyens d’expssions des cartes d’invitation aux cérémonies …………………. 61 2.5. Sollicitation d’une réponse : ………………………………………………………………… 62 3. Essai d’expliquer les différences entre les cartes françaises et vietnamiennes :…. 63 Conclusion………………………………………………………………………………………………………. 68 2 Introduction Les invitations sont utilisées pour tout type d’événements et dans toutes les branches économiques et culturels… : invitation personnelle (le baptême, l’anniversaire, le mariage, la communion…), invitation pour la vie associative et le travail. On invite pour les soirées, galas, weekend d’intégration, mais aussi pour les buffets dinatoires, anniversaires, cocktail, pour la pendaison de crémaillère. Par ailleurs, on invite également pour les collectes de fonds, les associations humanitaires, le sponsoring, les tickets et places dans le cadre de l’entreprise pour les conférences, meetings, et séminaires… Pour ces occasions, les cartes d’invitation sont la meilleure façon possible de dire combien on soigne la personne et combien la présence de la personne conviée sera appréciée. En effet, la présence des proches, des chers et des partisans dans n’importe quelle occasion rend l’événement plus spécial. Les membres de famille et les amis améliorent la beauté et l’importance des occasions les plus banales. Une invitation réussite est celle montrant la sincérité et le désir d’avoir des destinataires aux cérémonies quelque soit qu’elle est personnelle ou publique. Dans certains cas, une carte d’invitation se doit d’être également originale pour cibler aux invités très importants (des chefs d’entreprise, des responsables des organisations et des associations, etc.) qui n’ont pas beaucoup de temps et qui sont entourés des plusieurs invitations de même types tous les jours. Quant au texte des cartes qui mentionne le lieu de rendez-vous, la date, le temps aussi bien que les codes vestimentaires est, de règle, court. C’est pourquoi on utilise souvent les matières décoratives pour rendre la carte plus intéressante. Il est certain donc que pour convier les invités à une cérémonie, l’envoi d’une carte d’invitation s’avère incontournable dans toutes les cultures, dans toutes les langues et les notes d’invitation peuvent être sous des formes perses : forme d’une carte, d’une lettre, d’un feuillet ou même les combinaisons des différentes sortes. 3 D’autre part, la réalisation des cartes d’invitation varie d’une langue à l’autre. On constate des différences et des ressemblances entre les actes d’invitation des français et ceux des vietnamiens. Ceci révélerait les propriétés des cultures concernées. Même pour telle ou telle langue concrète, la formulation et la mise en page des cartes changent considérablement selon les types de cartes. Il faut donc pndre conscience de ces particularités pour les réaliser conformément à la culture et aux usages traduits dans chaque langue. Il y a certaines règles à suivre lorsqu’on rédige les invitations. Pour le mariage par exemple, elles doivent d’abord comporter les deux noms et prénoms des époux, la date, l’heure et le lieu de la célébration. Ensuite, dans les invitations classiques, il apparaîtra une phrase sobre et élégante, ainsi que le jour, l’heure et l’endroit (Par exemple : Nous vous invitons à venir partager notre bonheur, le …). Pour une invitation romantique, on préfère sans doute une phrase de mots magiques, (par exemple étant un moment unique dans notre vie, nous souhaitons le partager avec vous, le …). Une formule sans chichi est également possible, selon les invités comme : Nous serions contents de trinquer avec vous lors de notre mariage, le …, si vous n’avez pas d’autres projets. Toutes ces particularités des cartes d’invitation en français et en vietnamien constituent le centre d’intérêt de notre recherche. En réalisant ce travail, nous visons à découvrir les formes, les contenus, les structures syntaxiques fréquemment utilisés dans les cartes d’invitation pour assurer la fréquentation de l’événement organisé (lancement de produit, journée de formation, ouverture de magasin…) Nous voudrions également relever, à travers de différentes types de carte, les ressemblances et les différences dans les cartes d’invitation françaises et vietnamiennes pour en trouver les raisons et de là, découvrir les cultures française et vietnamienne à travers un acte social qui est celui de l’invitation aux cérémonies. Afin de réaliser ces objectifs, durant cette recherche, nous nous donnons la tâche de répondre aux questions suivantes : 4 -Quelle sont les types de cartes d’invitation aux cérémonies françaises et vietnamiennes ? Et quels sont leurs composants ? -Quelles sont les ressemblances et les différences entre les cartes d’invitation aux cérémonies françaises et vietnamiennes ? -Qu’est-ce qui font ces différences et ressemblances ? Les hypothèses que nous formulons à ces questions sont les suivantes : Les cartes d’invitation, surtout quand elles sont conçues délicatement servent à révéler la meilleure façon d’inviter quelqu’un à venir pour n’importe quelle occasion. Il existe, en gros, 2 types de cartes d’invitation (personnelles et formelles). Leur contenu indique l’identité de l’émetteur, du destinateur, les raisons d’invitation, la date et le lieu. Dans la carte formelle se trouvent en plus les formules de politesse et le programme (pour l’invitation à la fête ou aux conférences). Au niveau de la structure lexico-syntaxique, les cartes françaises et vietnamiennes ont des structures syntaxiques props qui expriment le degré d’intimité ou de distance. Celles des vietnamiens ont un grand choix de titres d’appel, par contre leurs structures syntaxiques sont moins variées. Pour ce qui est de la forme, les cartes françaises possèdent une mise en page plus simple et moins colorée (surtout celles d’invitation au mariage et à l’anniversaire) que celles des Vietnamiens. Les différences morpho-syntaxiques utilisées dans les types de cartes sont expliquées par les propriétés de la culture des deux peuples français et vietnamien. En effet, les vietnamiens ont un grand choix de titre d’appel suivant la relation sociale ou familiale ou considérée comme telle (cô, gì, chú, bác, anh, chị, bạn, ông, bà, ngài…). D’autre part, dans leur mentalité, les couleurs vivantes comme le rouge apportent du bonheur et de la chance, alors ils décorent leurs cartes par beaucoup de rouge, de jaune, de fleurs et d’images animés symbolisant le bonheur, le bien-être… 5 Pour bien réaliser notre travail de recherche, nous avons collecté des cartes en français et en vietnamien puis les avons classées, décrites et analysées en les caractérisant suivant les types, la formulation, la mise en page… Tout cela afin de les comparer sous l’angle pragmatique. Pour ce faire, nous adoptons la méthode descriptive des données collectées, puis la méthode comparative, contrastive pour dégager des ressemblances et des différences morphosyntaxiques et culturelles dans la structuration et la formulation des cartes. Nos corpus sont constitués principalement des cartes d’invitation aux cérémonies compnant celles au mariage, celles à l’occasion d’un anniversaire, celles pour l’ouverture d’une entreprise ou pour le centenaire d’une école, etc. Nous avons choisi ces types de cartes parce que l’acte d’invitation aux cérémonies est très populaire dans les deux cultures. Pourtant, en réalisant notre travail, nous avons rencontré encore beaucoup de difficultés dans la collecte des corpus surtout dans celle en français. Par conséquent, malgré l’aide des amis français et de nos collègues et professeurs vietnamiens, nous n’avons collecté que 80 cartes françaises regroupées en 5 types de cérémonie (anniversaires, baptême, communion, mariage et d’autres cérémonies). Cependant, nous avons trouvé plusieurs cartes d’invitation en vietnamien mais elles ne sont pas variées comme nous croyions avec seulement 3 types de cérémonie (anniversaire, mariage et des autres cérémonies). Cela est dû, d’une part, au grand nombre de types de cérémonies en France dont certaines sont rares ou n’existent pas au Vietnam. D’autre part, les Vietnamiens ont recours dans beaucoup de cas aux invitations directes par des rencontres ou par des visites à la maison de l’invité ou au moins par des coups de téléphone (si c’est amicale) pour des cérémonies informelles (comme l’anniversaire) parce que la coutume veut que les contacts humains expriment mieux le respect de l’invité et renforce la relation amicale entre les interactants. La deuxième difficulté provient de la collecte des cartes d’invitation dont la formulation, la structuration ainsi que la décoration restent assez semblables. Nous essayons alors de chercher les cartes d’invitation publiées à l’Internet mais cela ne permet pas beaucoup d’enrichir notre corpus. C’est pour ces raisons qu’après la sélection minutieuse, nous avons décidé de choisir 80 cartes d’invitation aux cérémonies en français et 31 en vietnamien. Bien que ces corpus soient modestes, nous avons essayé de découvrir leurs caractéristiques principales et dégager les 6 ressemblances et les différences dans l’acte d’invitation des français et celui des vietnamiens à travers les cartes. L’analyse des corpus est un point de départ pour notre recherche qui compnd trois chapitres. Dans le pmier, nous présenterons le cadre théorique. Il s’agit de la théorie des actes de langage et des problèmes concernés qui servent de fondements théoriques aidant à bien décrire un des actes rituels qu’est celui d’invitation. Ensuite, nous allons proposer une définition générale de l’acte d’invitation et de la cérémonie. Nous essayerons de dégager les valeurs pragmatiques et les conditions de réussite indispensables à l’acte d’invitation aux cérémonies. Le deuxième chapitre a pour objectif d’entrepndre une investigation comparative visant à analyser la structuration et la formulation des cartes d’invitation aux cérémonies en français et en vietnamien afin de dégager les caractéristiques de l’acte d’invitation dans les deux cultures. Dans le dernier chapitre, nous cherchons à dégager des ressemblances et différences dans la structuration, et la formulation des cartes d’invitations des deux communautés de langue française et vietnamienne et à les expliquer par les propriétés dans la culture des deux peuples français et vietnamien. 7 CHAPITRE I : Fondements théoriques Selon les théoriciens, le langage, outre sa force descriptive (à travers notamment des propositions dites “constatives “), donne la possibilité au locuteur de réaliser des actions grâce à l’énonciation d’une phrase ” performative “. C’est par de tels actes que les êtres humains expriment et communiquent leurs pensées. Ainsi, d’une façon générale, on entend acte de langage ” un moyen mis en œuvre par un locuteur ” pour agir sur son environnement par ses mots : il cherche à informer, inciter, demander, convaincre, etc. son ou ses interlocuteurs par ce moyen. L’acte de langage désigne donc aussi l’objectif du locuteur au moment où il formule son propos “. Autrement dit, l’acte de parole (ou l’acte de langage) peut être défini comme le but communicatif de l’énonciation effectivement réalisée par un locuteur déterminé dans une situation donnée. Cependant, il existe différentes conceptions quant à la notion d’acte de langage dans l’histoire d’évolution de la linguistique. 1. Conceptions des actes de langage La théorie classique des actes de langage pnd son point de départ dans la conviction que l’unité minimale de la communication humain est l’accomplissement de certains types d’actes. Une des approches originales en sciences du langage est l’approche pragmatique qui est définie comme ” l’étude du langage en acte “. Cette définition ouvre la voie à des types d’investigation très pers : La pragmatique de l’énonciation étudie le langage en situation qui est actualisé au cours d’un acte d’énonciation particulier. L’objet des études dans ce domaine est son énonciation. ” Le langage envisagé comme un moyen d’agir sur le contexte interlocutif ” qui permet de réaliser un certain nombre d’actes spécifiques, appelés speech acts en anglais – traduit en français par ” actes de langage “, ” actes de discours “, ” actes de paroles “, ou ” actes de communication “. Ces expssions désignent tout acte réalisé au moyen du langage. 8 Et c’est aussi à partir de cette deuxième forme de pragmatique que les linguistes ont développé la théorie de la pragmatique et la ” pragmatique du troisième type “, appelé ” la pragmatique interactionniste ” a vu le jour. Ici, le langage est considéré moins comme un moyen d’action que d’interaction entre des inpidus qui, lorsqu’ils se trouvent engagés dans un processus communicatif quelconque, exercent tout au long de ce processus un réseau d’influences mutuelles comme le disent les pionniers linguistes : parler, c’est échanger, et c’est échanger en échangeant. En 1962, la publication de l’ouvrage de J.L. Austin dont le titre ” How to do thing with words ” – traduit en français ” Quand dire, c’est faire “, Seuil, 1970, – est considérée comme un véritable acte de naissance de la théorie des speech acts. 1.1. Conception des actes de langage d’Austin et de Searle Jusqu’aux années 50 du XXe siècle, selon les théories sémantiques, le langage sert à décrire le monde par le biais de phrases qui rendent compte d’un état de fait et qui peuvent être dites vraies ou fausses. Austin, avec son ouvrage publié en 1962, prouve que ce type d’analyse ne permet pas de rendre compte de façon satisfaisante de l’usage que nous faisons véritablement du langage. Austin s’oppose à l’intérêt excessif porté à la phrase assertive, l’affirmation (avec les valeurs de vérité qui lui sont attachées), et montre qu’il ne s’agit d’un type de phrases parmi d’autres. Il remarque en effet que l’on utilise couramment le langage dans d’autres buts que d’émettre des assertions vraies ou fausses. Avec Austin, on pnd conscience du fait que ce type d’analyse ne permet pas de rendre compte de façon satisfaisante de l’usage que nous faisons véritablement du langage. Austin distingue trois niveaux dans un énoncé : l’acte locutoire, l’acte illocutoire, et l’acte perlocutoire : – l’acte locutoire : c’est l’acte qu’on accomplit par le simple fait de dire quelque chose, indépendamment des circonstances dans lesquelles on le produit. C’est l’acte de prononcer une phrase en choisissant certains moyens linguistiques. 9 – l’acte illocutoire : c’est l’acte de langage que l’on réalise par la production d’un énoncé. On questionne, ordonne, affirme, on menace, etc. – l’acte perlocutoire : c’est ce que l’énoncé provoque, ce sont ses effets sur les interlocuteurs. Ils varient selon la situation de communication et sont en partie non prédictibles. La parole est un moyen d’obtenir de tels effets (convaincre, séduire, effrayer, émouvoir, agacer, etc.). D’après lui, un énoncé performatif est un énoncé qui, sous réserve de certaines conditions de réussite, accomplit l’acte qu’il dénomme. Et aussi dans son ouvrage, il affirme que tous les énoncés sont dotés d’une force illocutionnaire (valeur d’acte), et même les énoncés ” constatifs “, qui ne constituent qu’un type parmi d’autres d’actes de langage. Il propose aussi une classification des valeurs illocutoires, ce sont : – Les verdictifs ou actes ” judiciaires ” (comme condamner, décréter, etc.) – Les exercitifs formulant un jugement, favorable ou non sur une conduite préconisée (comme ordonner, pardonner, condamner, etc.) – Les promissifs (comme promettre, garantir, etc.) qui obligent les locuteurs à adopter une certaine conduite. – Les comportatifs (comme s’excuser, remercier, critiquer, etc.) qui expriment une attitude du locuteur envers la conduite antérieure ou imminente de quelqu’un. – Les expositifs (comme affirmer, objecter, expliquer, etc.) qui expose une idée, conduisent une argumentation, etc. Quant au philosophe américain J.R.Searle, il affirme dans son ouvrage intitulé Speech acts, paru en 1969, p.52) : Premièrement, parler une langue, c’est réaliser des actes de langage. Deuxièmement : ces actes sont en général rendu possibles par l’évidence de certaines règles régissant l’emploi des éléments linguistiques, et c’est conformément à ces règles qu’ils se réalisent. 10 D’après lui, l’énoncé linguistique fonctionne comme un acte particulier (ordre, question, promesse, etc.), qui produit un certain effet et entraîne une certaine modification de la situation interlocutive. Il distingue : – Les actes de langage ou les actes illocutoires, qui correspondent aux différentes actions peuvent être accomplis par des moyens langagiers. Le fonctionnement de ces actes est régi par des règles de la langue. – Les forces illocutoires, qui correspondent à la composante, dans un énoncé, permettant à cet énoncé de fonctionner comme un acte particulier. Ensuite, dans Sens et expssion (publié en 1982), il distingue cinq catégories générales d’actes illocutoires sur la base du but illocutoire et aussi de la direction d’ajustement entre les mots et le monde, ce sont : les assertifs, les directifs, les promissifs, les expssifs, les déclarations. – Les assertifs : Ils ont pour but “d’engager la responsabilité du locuteur (à des degrés pers) sur l’existence d’un état de chose, sur la vérité de la proposition exprimée”. Et leur direction d’ajustement va des mots au monde. – Les directifs : Leur but consiste “dans le fait qu’ils constituent des tentatives de la part du locuteur de faire faire quelque chose par l’auditeur” ; tentatives qui peuvent être “très modestes” ou au contraire très “ardentes” selon l’axe du degré d’intensité de la présentation du but. – Les promissifs : Ce sont des actes “dont le but est d’obliger le locuteur (ici aussi, à degrés variés) à adopter une certaine conduite future”. – Les expssifs : Ils sont définis comme ayant pour but “d’exprimer l’état psychologique spécifié dans la condition de sincérité, vis-à-vis d’un état de choses spécifié dans le contenu propositionnel”. – Les déclarations : L’accomplissement réussi de l’un de ses membres garantit que le contenu correspond au monde. 11 Searle a dit aussi que ” à tout acte de langage possible correspond une phrase ou un ensemble de phrases possibles dont l’énonciation littérale à l’intérieur d’une situation particulière constitue l’accomplissement d’un acte de langage “. En effet, la notion d’acte de langage qui dans la perspective austino-searlienne renvoie à des unités isolées et non contextualisées doit être aménagée, revue, corrigée pour pouvoir fonctionner efficacement dans le cadre d’un modèle des interactions. Après Austin et Searle, nombreux chercheurs et linguistes traitent les problèmes de la théorie speech acts, mais ils sont tous d’accord que tous les énoncés possèdent intrinsèquement une valeur d’acte et que tout énoncé est doté d’une charge pragmatique plus ou moins forte et évidente selon les cas. 1.2. Conception des actes de langage de C.Kerbrat-Orecchioni Les actes de langage sont apparus dans la théorie classique des speech acts d’une façon abstraite et isolée, ils détachent de leur contexte d’actualisation. Pourtant, en réalité, les actes de langage fonctionnent en contexte et à l’intérieur d’une séquence d’actes. C’est aussi l’objectif d’une discipline plus récente, la pragmatique des interactions verbales qui se fixe comme ” objectif de dégager les règles et principes qui sous-tendent le fonctionnement des conversations, et plus généralement, des différents types d’échanges communicatifs qui s’observent dans la vie quotidienne ” (C.Kerbrat-Orecchioni 1994 : 7) En général, les actes de langage ou actes illocutoires, qui correspondent aux différentes actions que l’on peut accomplir par des moyens langagiers. Le fonctionnement de ces actes est régi par des règles de la langue. La notion d’acte de langage, déjà complexe dans les théories classiques, se complexifie davantage depuis les avancées théorico-méthodologique apportées par la pragmatique interactionniste. Cette discipline a fait évoluer la perception des actes de langage, la rendant plus juste, car plus proche de la réalité pragmatique, et plus complexe à la fois. Dans les interactions, les actes de langage nécessitent d’être incessamment apprivoisés, identifiés, définis et redéfinis, car, malgré leurs proportions qui semblent réduites et facilement 12 délimitées, il s’agit en réalité d’objets beaucoup plus vastes qui échappent aux tentatives de figement descriptif. Qu’est-ce donc qu’un acte de langage ? Selon C.Kerbrat-Orecchioni, l’acte de langage est l’unité minimale de la grammaire. C’est aussi une suite linguistique dotée d’une certaine valeur illocutoire (ou force illocutionnaire), et c’est encore une séquence qui prétend opérer sur le destinataire un certain type de transformation. 2. Types de réalisation des actes de langage Selon C. Kerbrat-Orecchioni, dire, c’est faire plusieurs choses à la fois (informer d’un fait, et susciter une conduite) ; et plus précisément, dire, c’est faire une chose sous les apparences d’une autre. En d’autres termes, en matière d’actes de langage, ” il n’y a pas de correspondance biunivoque entre un signifiant (forme de l’énoncé : déclarative ou impérative) et un signifié (valeur d’assertion, de question ou d’ordre) “. Un acte de langage peut ainsi se réaliser de différentes manières et une même structure peut exprimer des valeurs illocutoires perses. Examinons un exemple d’une situation qui entraîne une action de la part de l’auditeur : Le lundi matin, la mère dit à son enfant : ” Il est déjà 8 heures 30″. L’enfant finit assez vite son petit-déjeuner et va à l’école. Dans cette situation, on trouve que la mère ne dit pas à son enfant ce qu’il doit faire, mais ce que la mère a parlé emmène à une décision que son enfant pnd. Dans certaines circonstances, les énoncés suivants sont pragmatiquement équivalents : ” ferme la porte “, ” tu peux/pourrais fermer la porte ? “, ” tu veux/voudrais fermer la porte ? “, ” j’aimerais bien que tu fermes la porte “, ” la porte est ouverte “, ou ” il y a des courants d’air “. De façon générale, on distingue deux types de réalisations : réalisations directes et réalisations indirectes. 13 2.1. Réalisations directes L’expssion directe des actes de langage se base généralement sur deux types de support principaux : les structures performatives et les formes de phrase. – Les structures performatives L’énoncé tel que “Je promets ” est considéré comme l’énoncé performatif parce qu’on ne peut pas dire “Je promets ” sans promettre, et cet énoncé est aussi considéré comme l’acte accompli puisqu’il dit explicitement qu’il est une promesse. À l’issus du problème ci-dessus, C. Kerbrat-Orecchioni (2001, p.36) remarque : ” Les formulations performatives sont donc les plus claires auxquelles le locuteur puisse recourir pour spécifier le statut pragmatique de l’énoncé qu’il produit. Mais ces formulations n’existent pas pour tous les actes de langage et elles sont d’un usage relativement rare rapproche les hommes et donne à leurs relations extérieures la forme d’un commerce harmonieux.” et ” la politesse étant définie comme . ” Selon Henri Bergson (1991, p.152), la politesse est “un certain art de témoigner à chacun par son attitude et ses paroles, l’estime et la considération auxquelles il a droit “. Autrement dit, la politesse est en quelque sorte un protocole comportemental déployé par un interactant dans un contexte socio-culturel précis. 17 3.3.1. La face Dans les interactions – les rencontres sociales, les interactants s’engagent verbalement à respecter un “contrat communicatif ” reposant sur le ” principe de coopération “. La rencontre communicative entre deux (ou plusieurs) inpidus est particulièrement délicate, car elle met en contact, outre deux corps pourvus de la faculté de la parole, deux ” faces sacrées ” que les locuteurs doivent préserver mutuellement. La conception de la politesse se fonde sur la notion de ” face “, notion empruntée entre autres à Goffman, mais étendue par incorporation de ce qu’on appelle plus communément le ” territoire “. Selon Goffman (1993, p. 9), la notion de ” face ” peut être définie comme : “La valeur sociale positive qu’une personne revendique effectivement à travers la ligne d’action que les autres supposent qu’elle a adopté au cours d’un contact particulier”. Dans l’acception de Goffman, la face est importante pour l’inpidu, est une image du moi, car il veut qu’elle soit ménagée, tout autant qu’il cherche à la préserver, à la garder. Bien mener le jeu de l’interaction consiste donc à ménager la face des autres sans perdre la sienne : “L’effet combiné des règles d’amour prop et de considération est que, dans les rencontres, chacun tend à se conduire de façon à garder aussi bien sa prop face que celle des autres participants” (Ibid., 1993, p. 44). Tout l’effort que suppose ce ménagement réciproque s’appelle chez Goffman “figuration ” ou ” face work ” : “Les règles de conduite empiètent sur un inpidu de deux façons générales: directement, en tant qu’obligations, contraintes morales à se conduire de telle façon ; indirectement, en tant qu’attentes de ce que les autres sont moralement tenus de faire à son égard ” (Ibid., 1993, p. 44). Goffman constate qu’il existe des règles sociales qui devraient régir toute interaction afin que celle-ci ne soit pas potentiellement menaçante pour la face des interactants. Goffman pise ces règles en rites d’évitement (qui précisent ce qu’il ne faut pas faire) et rites de 18

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